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5 mythes à changer sur les OBNL

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Depuis que nous avons lancé ESPACE OBNL, plusieurs personnes nous demandent : pourquoi?

Quand nous en discutons, nous entendons différents commentaires. Nous constatons qu’il y a un monde énorme entre la perception des gens et la réalité de cette industrie. 

Chaque fois que nous expliquons ce que fait ESPACE OBNL, nous constatons que les gens ne connaissent pas le milieu. De plus, nous constatons que plusieurs perceptions erronées circulent.

Les gestionnaires d’OBNL eux-mêmes ne réalisent pas l’étendue et la complexité de leur industrie.

Voici 5 des mythes qui ont la peau coriace. Nous espérons que ceux qui liront le texte partageront la bonne nouvelle et contribueront à changer la perception des OBNL. 

Mythe 1 : les OBNL ne doivent pas faire de profit.

Ici, on a affaire à un mythe coriace fort répandu. Dans la nature même du type d’organisation, il y a la notion de but non lucratif. Il est important de spécifier qu’il n’est pas interdit de faire des bénéfices (plus souvent appeler « surplus » ou « excédents »), mais plutôt que les gens impliqués dans l’organisation ne peuvent encaisser ces bénéfices. De plus, quand il y a des excédents, ils doivent être investis dans le soutien de la mission à moyen terme.  

Ce que vous obtenez comme surplus à la fin de l’année vous permettra de mettre en place 3 outils importants :

  • Un fond de liquidité (pour être en mesure d’absorber la période entre l’encaissement des revenus et le paiement des factures);
  • Un fond d’urgence (de l’argent de côté pour parer aux mauvaises périodes ou aux retraits de financements divers);
  • Un fonds d’investissement (absolument nécessaire pour remplacer vos ordinateurs, acheter du mobilier ou mettre en place un nouveau site internet).

(Vous trouverez un texte sur notre site qui vous en dira plus sur cet aspect : Les OSBL (OBNL) et les profits – mythes et perceptions à clarifier)

Mythe 2 : les OBNL, c’est une histoire de bénévoles.

D’entrée de jeux, il est important de préciser que par la conception de leur conseil d’administration, l’ensemble des 68 000 OBNL est géré par des bénévoles. En revanche, cette gestion n’est pas l’unique terrain de jeux de bénévoles. Selon différentes estimations, près 30 % des OBNL auraient au minimum un employé. Juste au niveau du mouvement de l’économie sociale, il y a plus de 50 000 travailleurs et travailleuses dans ce type d’OBNL. Nous sommes bien placés pour mesurer l’ampleur du marché du travail en OBNL, car notre offre est spécifique aux gestionnaires d’OBNL. Travailler dans ce milieu est stimulant, car on accomplit une mission collective et on a un impact dans notre milieu.

Mythe 3 : les OBNL sont des organisations communautaires ou philanthropiques.

Quand on parle d’OBNL avec monsieur et madame tout le monde, les premières références qui viennent en tête sont des organisations de type communautaire ou philanthropique. On associe souvent OBNL et organisme de bienfaisance. Même si la majorité des organismes de bienfaisance sont des OBNL, il y a beaucoup d’OBNL qui proviennent d’autres secteurs.

Il existe au moins 14 secteurs différents d’OBNL au Québec. Uniquement dans notre communauté, plus de 45 % des organisations ne sont pas communautaires ou philanthropiques :

À titre d’exemple, saviez-vous que :

  • Le zoo de Granby, avec ses 700 employés et son parc aquatique, est un OBNL?
  • Le festival Western de Saint-Tite, avec ses 680 000 visiteurs, est un OBNL?
  • L’Ordre des infirmières, avec ses 86 000 membres, est un OBNL?
  • La Fadoq (Fédération de l’âge d’or du Québec) regroupant plus de 475 000 membres de 50 ans et plus est un OBNL?
  • Le Centre Multi-Sport de Vaudreuil-Dorion d’une valeur de 28 000 000 $ est un OBNL?

Ce ne sont que quelques exemples pour illustrer que nous sommes entourés d’organisation de différentes ampleurs qui sont des OBNL. Souvent sans le savoir, vous interagissez, vous achetez et vous êtes membre d’un OBNL. Ils sont partout au Québec et dans une foule de sphères d’activité.

Mythe 4 : les OBNL ne sont pas des PME.

Cet autre mythe provient de la perception que les OBNL sont tous issus du milieu communautaire ou philanthropique. On doit préciser qu’un OBNL n’est autre chose qu’une façon de constituer une compagnie qui accorde la priorité au bien collectif.

Ça reste une compagnie, une entité d’affaire légale.

Chaque OBNL a un chiffre d’affaires, engage des dépenses et investit dans sa mission. C’est donc un créateur d’activité économique. Ce n’est pas parce que les profits ne sont pas une fin en soi qu’on doit négliger les retombées économiques des OBNL. 

Pour les organisations qui composent notre communauté ayant un chiffre d’affaires de 1 200 000 $ en moyenne, on peut parler de PME.

Mythe 5 : les OBNL c’est une affaire de grandes villes.

Il est intéressant de pouvoir constater que plus de 55 % des OBNL de notre communauté ne sont pas à Montréal ou à Québec. 

Il y en a partout. Chaque ville du Québec a ses organismes qui prennent en charge différents services dans leur communauté. Quand on voyage un peu, on se rend compte à quel point les OBNL sont souvent des piliers dans les communautés de plus petite envergure. À titre d’exemple, des attractions touristiques comme le site Maritime de Pointe-Au-Père ou le festival des Musiques du Bout du Monde sont importants pour le tissu du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. En culture, on peut penser au Domaine Forget et au musée maritime de Charlevoix comme des acteurs essentiels dans cette région.

Mythe bonus : pour être gestionnaire d’OBNL il fait être bon dans tout.

Ce mythe a la peau dure. Chez ESPACE OBNL, nous publions des offres d’emplois disponibles dans notre communauté et il est fréquent de constater l’utopie de certaines offres. 

Vous devez avoir 15 ans d’expérience, avoir travaillé avec un conseil d’administration, bien maîtriser les états financiers, être en mesure de trouver du financement et savoir comment gérer une équipe de 15 personnes.

Tout ça pour un salaire de 50 000 $ par an!!!

À travers notre « cartographie de compétences », nous avons bien illustré la complexité de ce type de poste. Il faut rester réaliste et mettre en place une stratégie pour soutenir le gestionnaire et permettre une acquisition de compétences complémentaires, ou être en mesure de joindre une équipe qui complètera les différentes compétences nécessaires. 

Nous sommes curieux. Vous qui êtes au centre des OBNL du Québec, quels sont les autres mythes que vous entendez qui collent à la peau des OBNL et de ses gestionnaires?

 

À propos de Stéphane Parent

Comptant près de 24 ans d’expérience en communication événementielle et expérientielle, Stéphane Parent est fondateur de Conciergerie Marketing, spécialisé dans l’optimisation des revenus autogénérés et la commandite. Il enseigne également la stratégie et la commercialisation événementielle à l’Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec. En 2017, avec un associé, il lance ESPACE OBNL.

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